La race

Histoire de la race

Récit

Le récit d'une rencontre#

Carte allemande de la baie de Kiautschou en 1910
Le territoire à bail allemand de Kiautschou (Jiaozhou) et la ville de Tsingtau (Qingdao), d'après un atlas colonial allemand de 1910. Carte : auteur inconnu, domaine public, Wikimedia Commons

En 1898, l'Empire allemand obtient de la dynastie Qing un bail de quatre-vingt-dix-neuf ans sur la baie de Jiaozhou, à la pointe sud de la péninsule du Shandong. Autour du port de Qingdao s'installent des militaires, des ingénieurs, des missionnaires et des colons. Selon le standard CKU, ils arrivent avec leurs chiens de travail : des Bergers allemands, des Rottweilers, des Dogues allemands.

Ces chiens européens auraient découvert un pays qui a déjà les siens. Dans les villages du Shandong vivent des chiens de ferme rustiques et un lévrier de chasse fin et rapide, le lévrier du Shandong. Au fil des années, raconte le standard, les croisements se multiplient, par hasard comme par choix. Les paysans y auraient trouvé un compromis précieux : la masse, la force et l'instinct de garde des molosses allemands, alliés à l'endurance, à la vitesse et à la résistance des chiens du pays. Ce récit est repris partout, souvent mot pour mot, mais les pages qui le racontent recopient toutes le standard CKU, et aucun document d'époque ne le confirme.

Zhuqiao, le berceau#

Plan ancien illustré de la ville de Laizhou
Plan illustré de la ville de Laizhou (préfecture de Laizhou et district de Changyi), première moitié du XIXe siècle. Bibliothèque du Congrès. Carte : auteur inconnu, domaine public, Wikimedia Commons

Le type que l'on reconnaît aujourd'hui se fixe bien plus tard, dans les années 1970, autour du bourg de Zhuqiao, rattaché à la ville de Laizhou, sur la côte nord de la péninsule. Les sources chinoises racontent l'histoire d'un grand chien noir d'environ soixante-cinq kilos, aux oreilles dressées et au museau carré, surnommé « Da Lao Hei », le gros vieux noir. Tous les Laizhou Hong descendraient de lui. Le récit tient sans doute autant de la légende locale que de la généalogie, mais il dit bien l'essentiel : la race est l'œuvre patiente d'éleveurs de village, qui ont sélectionné pendant des décennies les chiens qui gardaient le mieux les cours et les troupeaux. Les plus anciennes traces écrites datées sont des articles chinois de 1994, qui le présentent déjà comme un « chien célèbre ».

Ils lui donnent le nom de sa ville et de sa couleur. Laizhou, pour le lieu. Hong, 红, pour le rouge : ce rouge profond, presque cuivré, qui marque les joues, le museau, le poitrail et les pattes sur une robe noire. Les descriptions anciennes hésitent entre un museau long et fin et un museau carré et massif.

L'âge d'or et le faux « Soviet Red »#

Dans les années 1980 et 1990, le Laizhou Hong devient une vedette. On le trouve dans les fermes et les entrepôts, chez les notables qui veulent un chien de prestige et, disent des encyclopédies chinoises, chez certaines polices locales. Des marchands viennent de tout le pays à Zhuqiao, qui passe au début des années 1990 pour le plus grand marché aux chiens de Chine, et un bon mâle, dit-on, peut dépasser dix mille yuans, une petite fortune pour l'époque.

C'est alors que naît un malentendu tenace. Pour vendre plus cher, des marchands rebaptisent la race « Sulian Hong », le Rouge soviétique, comme si ce chien venait de l'étranger. Il n'a pourtant aucun lien avec l'URSS. Le surnom s'impose dans le langage courant et finit par désigner n'importe quel chien noir à ventre rouge et à oreilles droites. Aujourd'hui encore, de nombreux sites présentent le « Soviet Red » comme une race à part. C'est le même chien, même si le surnom a aussi servi à vendre d'autres chiens noir et feu.

Le déclin#

La mode passe aussi vite qu'elle était venue. À partir des années 1990, le Berger allemand, puis toutes les races occidentales en vogue, envahissent le marché chinois. Le Laizhou Hong n'est plus qu'un « chien du coin ». Les croisements non contrôlés se multiplient et produisent des sujets plus petits, plus maigres, aux marques jaunâtres et aux oreilles tombantes. Dès le milieu des années 1990, des revues agricoles le présentent d'ailleurs comme un chien de boucherie vite engraissé. Des sources chinoises rapportent que certains chiens finissent vendus au poids. Faute d'association d'éleveurs et de standard national, les sujets purs se raréfient au point que la race frôle la disparition.

La renaissance#

Le sursaut vient de passionnés chinois. Plus tard, des cynologues chinois proposent un nom unique, « chien rouge des montagnes ». En 2017, la China Kennel Union enregistre la race et lui consacre ses premières expositions. En décembre, à Weifang, dans son Shandong natal, elle organise la première exposition spéciale réservée au Laizhou Hong. Son standard officiel, sous le nom de Laizhou Hong, décrit un molossoïde athlétique, noir aux marques feu nettes, calme et dévoué à sa famille. La même année, selon les éleveurs britanniques, les premiers chiens partent pour le Royaume-Uni.

En 2019, la race est présentée au World Dog Show de Shanghai, parmi les races que la Fédération cynologique internationale ne reconnaît pas encore. Elle gagne ensuite les États-Unis, la Serbie, l'Australie et le Brésil. Quelques années plus tard, une femelle américaine décroche, selon son élevage, les premiers titres de travail en IGP, preuve que l'instinct de travail a survécu à une histoire mouvementée.

Paradoxe : dans les années qui suivent sa reconnaissance par la CKU, plusieurs villes chinoises, dont Qingdao, l'inscrivent parmi les chiens « féroces » interdits en ville (voir Le Laizhou Hong et la loi en Chine).

Aujourd'hui en France#

Le Laizhou Hong arrive en France dans les années 2020. Quelques élevages l'ont adopté. Il reste très rare, et il n'est reconnu ni par la FCI ni par la Société Centrale Canine, ce qui interdit toute inscription au Livre des origines français. Son avenir hors de Chine dépend d'un petit nombre de chiens fondateurs, d'où l'importance des tests de santé et d'un élevage transparent.

Né, selon le récit le plus répandu, de la rencontre de chiens allemands et de chiens du Shandong, façonné par des éleveurs de village, porté aux nues puis presque oublié, le chien rouge de Laizhou commence à peine son histoire hors de Chine.

Chronologie

Repères

  1. 1898 Bail allemand de Jiaozhou

    L'Allemagne obtient un bail de 99 ans sur la baie de Jiaozhou et Qingdao. Selon le standard CKU, Bergers allemands, Rottweilers et Dogues allemands arrivent alors dans le Shandong et se croisent avec des chiens locaux, dont le lévrier du Shandong. Aucun document d'époque ne le confirme.

  2. Années 1970 Fixation de la race à Zhuqiao

    Le type noir et feu est fixé autour de Laizhou. Le récit fondateur retient un grand chien noir de 65 kg, « Da Lao Hei », dont descendraient tous les Laizhou Hong.

  3. 1980–1990 Âge d'or et « Soviet Red »

    Popularité maximale en Chine : garde, prestige. Les marchands rebaptisent la race « Soviet Red » (苏联红) pour la faire passer pour une race étrangère et la vendre plus cher.

  4. 1990–2000 Déclin

    La mode du Berger allemand puis des races occidentales fait perdre son marché à la race. Croisements non contrôlés et sujets purs menacés.

  5. Date incertaine Nom unifié

    Selon des encyclopédies chinoises, des experts non nommés proposent le nom « Chinese Mountain Red Dog » (中国山红犬) pour unifier la nomenclature. Certaines pages datent ce choix de 2012, d'autres disent seulement « ces dernières années ».

  6. 2017 Entrée à la CKU

    La China Kennel Union (CKU) enregistre et expose la race (Shanghai en octobre, Weifang en décembre). Son standard, non daté, est en ligne au plus tard en juin 2018. Premiers imports au Royaume-Uni, selon les éleveurs britanniques.

  7. Décembre 2017 Première spéciale à Weifang

    Le 15 décembre 2017, la CKU consacre au Laizhou Hong sa première exposition spéciale, avec évaluation des chiens, à Weifang (Shandong).

  8. Septembre 2018 Un groupe pour les races non FCI

    À partir du 1er septembre 2018, les expositions de la CKU comptent un groupe 11, réservé aux races non reconnues par la FCI et créé pour encourager les races natives chinoises, dont le Laizhou Hong.

  9. 2019 World Dog Show de Shanghai

    Présentation dans le groupe 11 (races non FCI), avec quatre autres races natives chinoises non reconnues par la FCI.

  10. 2019–2026 Interdictions municipales en Chine

    À partir d'avril 2019, au moins onze villes chinoises, surtout dans le Hebei et le Shandong, classent la race parmi les chiens « féroces » interdits en ville. Aucune loi nationale connue ne la vise.

  11. 2021 Registre britannique

    Création du Chinese Red Dog Registry, registre généalogique privé pour la race hors de Chine.

  12. 2023 Première portée américaine

    Première portée née aux États-Unis (9 septembre 2023), selon l'élevage Alysium Red Dogs.

  13. Avril 2024 Chinese Red Dog Aid UK

    Immatriculation au Royaume-Uni (22 avril 2024) de Chinese Red Dog Aid UK, association à but non lucratif qui informe les propriétaires et aide à replacer des chiens de la race.

  14. 2024–2026 Premiers titres de travail

    Selon l'élevage Alysium, la femelle Rieka devient la première Laizhou Hong titrée IGP1, puis IGP2 (titres non vérifiés dans une base officielle).

  15. 2026 Brésil et France

    La CBKC (Brésil) admet la race dans son groupe 11 (6 février 2026). Quelques élevages en France.

  16. Juin 2026 Exposition de Bologne

    Deux Laizhou Hong sont engagés à l'exposition internationale de l'ENCI (Italie) à Bologne.

1. Le récit du Shandong allemand (1898-1914)#

En 1898, l'Empire allemand obtient de la dynastie Qing un bail de 99 ans sur la baie de Jiaozhou et la ville de Qingdao (péninsule du Shandong). La présence allemande prend fin en 1914.

Le standard CKU rattache la naissance de la race à ce contexte. Les Allemands installés dans la région auraient amené leurs chiens de travail : Berger allemand, Rottweiler, Dogue allemand (certaines sources ajoutent le Dobermann, sans confirmation). Ces chiens se seraient croisés, selon le standard CKU, avec des chiens du Shandong :

  • le lévrier du Shandong (山东细犬, Shandong Xigou, « Shandong Xian Hound » dans le standard CKU),
  • des chiens de village et de ferme locaux.

Ce récit est repris, souvent mot pour mot, par la plupart des pages en chinois, en anglais et en français. Mais ces pages se recopient : sa seule source effective est le texte du standard CKU, en ligne au plus tard en juin 2018. Aucun document d'époque ne le confirme, et Qingdao se trouve à environ 200 km de Laizhou. Aucune source datée ne relie Laizhou à la présence allemande, et le même récit colonial sert ailleurs à expliquer l'origine d'autres « loups-chiens » chinois, comme le loup-chien noir. Les plus anciennes traces écrites datées de la race sont des articles chinois de 1994, qui la présentent déjà comme un « chien célèbre » (名犬). Les sources chinoises situent sa sélection à Zhuqiao, par des éleveurs locaux, entre les années 1970 et le début des années 1990 (voir ci-dessous). Les deux récits ne sont pas incompatibles, mais aucun n'est prouvé.

Un article chinois de 2020 reconnaît d'ailleurs que l'histoire du Laizhou Hong est courte. Il la compense par celle, très ancienne, de l'un de ses ancêtres, le lévrier du Shandong.

2. Fixation de la race (années 1970)#

Les sources chinoises (Baidu Baike, Kepu China) datent la véritable fixation de la race des années 1970, dans le bourg de Zhuqiao (朱桥镇), ville de Laizhou. Le récit fondateur retient un grand chien noir d'environ 65 kg, oreilles dressées et museau carré, surnommé « Da Lao Hei » (大老黑, « le gros vieux noir »), apparu chez des éleveurs locaux. Tous les Laizhou Hong descendraient de ce chien. Plusieurs textes chinois qualifient eux-mêmes cette histoire de légende sans fondement scientifique : un seul chien ne peut pas créer une race.

Baidu Baike et une base de données agricole chinoise donnent une version plus simple, la plus proche des sources datées : dans les années 1970, les gens de Zhuqiao croisent des chiens locaux avec le Langqing « japonais » et le Berger allemand. La composition génétique citée par les autres sources chinoises, plus large que celle des sources occidentales, inclut :

  • Dogue allemand,
  • Berger allemand « à dos plat » (lignées anciennes de travail),
  • Rottweiler,
  • « Dosa » ou « Tosa » coréen (韩国杜莎犬), selon les transcriptions, parfois cité comme source de la couleur rouge,
  • lévrier du Shandong (Shandong Xigou),
  • Langqing japonais (日本狼青, « Japanese Wolf Blue Dog »), issu de chiens militaires laissés par l'armée japonaise, que la Chine utilise encore parmi bien d'autres quand elle relance ses chiens de police en 1979,
  • chiens locaux, et le chien de Kunming (chien de police chinois), cité par un site français, un article chinois de 2018 et l'élevage Alysium, mais absent du standard CKU.

L'encyclopédie en ligne Newton mentionne aussi des croisements d'essai avec le Rottweiler (« 羅山紅犬 »), ce qui pourrait expliquer la présence du Rottweiler dans certaines listes d'ancêtres.

Une thèse minoritaire, rapportée par l'article chinois de 2020 qui la juge à vérifier, place l'origine à Xi'an : le chien n'aurait pris le nom de Laizhou que parce qu'il y était très répandu.

Certaines sources françaises résument : « race créée en 1889, confirmée dans les années 70 » (probable inversion de 1898, date du bail allemand).

3. Âge d'or (années 1980-1990)#

Le Laizhou Hong devient extrêmement populaire en Chine : chien de garde des fermes et entreprises, chien de compagnie de prestige. Certaines polices locales l'auraient aussi employé, selon des encyclopédies chinoises. Les marchands venus de tout le pays se disputent les sujets. Zhuqiao aurait alors été le plus grand marché aux chiens de Chine : un article de revue de 1994 s'intitule « Le plus grand marché aux chiens du pays est à Zhuqiao ». Selon l'article chinois de 2020, on y amenait des chiens de Linyi et de Laoshan (Shandong), de Handan (Hebei) et de Dalian (Liaoning), brassage qui a pu contribuer à former la race. À l'époque de sa vogue (années 1980 ou 1990 selon les textes), un bon étalon se serait vendu plus de 10 000 yuans, chiffre répété partout mais jamais sourcé.

C'est alors que les marchands rebaptisent la race « Soviet Red » (苏联红) pour suggérer une origine étrangère et gonfler les prix. Le nom s'impose dans le langage courant et tout chien noir à ventre rouge, poil court et oreilles dressées finit par être appelé « Rouge soviétique », ce qui dilue la race.

4. Déclin (années 1990-2000)#

L'arrivée massive du Berger allemand puis des races occidentales à la mode (Golden Retriever, Husky, Caniche...) fait perdre son marché au Laizhou Hong, désormais perçu comme un « simple chien local ». Le Laizhou Hong a aussi été élevé pour sa viande, et pas seulement à cause de son déclin. Dès 1995, une revue agricole chinoise consacre un article à l'élevage du « Laizhou Hong chien de boucherie », et la chronique officielle de la ville de Xintai (Shandong) pour 1986-2000 le range parmi les principales races de chiens à viande. Avec le déclin, il est souvent vendu au poids, et les sujets purs frôlent la disparition. Les croisements non contrôlés produisent des sujets « dégradés » : plus petits, plus maigres, marques jaunâtres, oreilles ou queue tombantes. Selon Baidu Baike, des éleveurs introduisent en outre, depuis 2010, des gènes d'autres races pour faire passer leurs chiens pour des Laizhou Hong.

Les sources chinoises pointent le manque d'associations professionnelles, l'absence de standard national du ministère de l'Agriculture et des standards régionaux contradictoires comme causes du déclin.

5. Renaissance (années 2010-aujourd'hui)#

En Chine. La relance est d'abord l'œuvre de la CKU, dont les propres publications permettent de dater les étapes.

Date Événement
Date inconnue (certaines pages disent 2012) Selon des encyclopédies chinoises, des experts non nommés proposent d'unifier la nomenclature sous le nom « Chinese Mountain Red Dog » (中国山红犬)
Octobre 2016 Le club CKU de conservation des races natives chinoises commence ses travaux
2017 La China Kennel Union (CKU) enregistre la race et organise des expositions spéciales pour quatre races natives, dont le Laizhou Hong. Son standard, non daté, est en ligne au plus tard en juin 2018. Regain d'intérêt en Chine.
4 octobre 2017 Première présentation publique connue, à l'exposition FCI Asian Cup de Shanghai
15 décembre 2017 Première exposition spéciale CKU consacrée à la race, à Weifang (Shandong), avec évaluation des chiens
Août 2018 La CKU prépare un manuel illustré des standards de cinq races natives, dont le Laizhou Hong (publication non retrouvée)
1er septembre 2018 La CKU crée dans ses expositions un groupe 11 pour les races non reconnues par la FCI, dont le Laizhou Hong
2019 Présentation au World Dog Show de Shanghai (groupe 11, races non FCI), avec quatre autres races natives non reconnues par la FCI : le lévrier du Shaanxi (陕西细犬), le Chuandong Hound, le Chongqing Dog et le Tang Gou
2019-2026 Au moins onze villes chinoises, dont Qingdao, la ville même du récit colonial, classent la race parmi les chiens « féroces » interdits en ville (voir Le Laizhou Hong et la loi en Chine)
1er novembre 2020 Classe de présentation « China Aboriginal Breeds », ouverte au Laizhou Hong, à l'exposition nationale de la CKU (participation effective inconnue)

Hors de Chine. Les dates viennent surtout des éleveurs eux-mêmes, et peu ont pu être vérifiées dans une source officielle.

Date Événement
~2017 Premiers imports au Royaume-Uni, selon le Chinese Red Dog Registry et l'élevage Alysium. Le pays devient la population la plus établie hors de Chine
~2019-2021 Arrivée en Serbie (élevage Red Angel of Sirmium) et en Australie
2021 Création du Chinese Red Dog Registry (société enregistrée en Angleterre et Pays de Galles), registre généalogique privé pour la race hors de Chine
Vers 2022-2023 Premiers chiens aux États-Unis (élevage Alysium Red Dogs, État de Washington). Rieka, premier chien importé par cet élevage, est née en juin 2022
9 septembre 2023 Première portée née aux États-Unis, selon l'élevage Alysium
2023 Un mâle serbe, Diego, revendique le premier titre de champion obtenu en expositions sous égide FCI (titre national, la race n'étant pas reconnue par la FCI). Nous n'avons pas pu vérifier cette affirmation
22 avril 2024 Immatriculation au Royaume-Uni de Chinese Red Dog Aid UK, association à but non lucratif qui informe les propriétaires et aide à replacer des chiens
2024 Première portée signalée en Australie, selon un élevage australien. Deux élevages du pays se présentent chacun comme le « premier » éleveur de la race
Entre 2024 et 2026 Selon l'élevage Alysium, la femelle Rieka devient la première Laizhou Hong titrée IGP1, puis IGP2 (sport de protection). Titres non vérifiés dans une base officielle
2026 La Confédération brésilienne de cynophilie (CBKC) admet la race dans son groupe 11 (standard du 6 février 2026). Élevage Laizhou Hong Brasil
Juin 2026 Deux Laizhou Hong sont engagés à l'exposition internationale de l'ENCI (Italie) à Bologne
2026 Fermeture du Laizhou Hong Club Global, club en ligne qui se présentait comme mondial
Années 2020 Arrivée en France : premiers élevages, dont Red Dog France Club

6. Deux types de tête ?#

Les descriptions chinoises hésitent entre un museau « long et étroit » (articles CKU de 2017) et un museau « carré, large et épais » (article k9, forum d'amateurs), ce qui pourrait refléter deux types dans la population. Baidu cite aussi l'alias « chien à forme de tigre » (虎形犬).

Le standard CKU reste neutre sur ce point : il décrit un « molossoïde de taille moyennement grande », athlétique, au corps légèrement plus long que haut.

7. Analyse ADN moderne#

Un élevage américain indique avoir fait analyser une portée par Embark : environ 50 % Berger allemand, 40 % chien de village chinois, 10 % non résolu, avec un coefficient de consanguinité de 13 % chez les deux parents. Ce sont des chiffres rapportés par un élevage américain à partir d'un test Embark, que nous n'avons pas pu revérifier en septembre 2026. Selon un propriétaire, Embark n'a pas de profil pour la race et classe souvent ces chiens comme des croisés à environ 75 % Berger allemand. Ces tests vont dans le sens d'une forte part de Berger allemand et d'une base chinoise, sans permettre de conclusion plus précise.